Côte d’Ivoire : Les femmes de l’opposition exigent un scrutin crédible pour éviter une nouvelle crise

(Elitenewsci) – À moins de deux mois de la présidentielle prévue le 25 octobre, les Femmes du Front commun, regroupant des militantes du PPA-CI et du PDCI-RDA, ont lancé un appel en faveur d’un scrutin « inclusif, transparent et apaisé ». L’annonce a été faite ce vendredi à Abidjan par leur porte-parole, Mme Odette N’Zi, secrétaire exécutive chargée des femmes au sein du PDCI.

Dans une déclaration solennelle, ces femmes disent intervenir « en tant que mères, sœurs, épouses et citoyennes », face à un climat politique qu’elles jugent tendu. « Notre pays a suffisamment souffert pour encore jouer avec la vie de ses enfants », a prévenu Mme N’Zi, donnant lecture du texte.

Elles affirment aspirer à « la paix, la justice et la démocratie », et rappellent aux autorités leur obligation de préserver l’unité nationale. « Gouverner n’est pas diviser, exclure ou imposer par la force. C’est écouter le peuple et respecter les lois fondamentales de la République », ont-elles martelé.

Le Front commun a par ailleurs interpellé les institutions judiciaires, les invitant à garantir leur indépendance. « La Côte d’Ivoire ne veut plus d’une autre crise électorale née d’une décision de justice mal à propos », a averti Mme N’Zi.

Dans une sortie remarquée, les militantes ont également adressé un message à la France, l’exhortant à « se tenir du côté du peuple, de la justice, de la vérité des urnes et de la paix durable en Côte d’Ivoire », et à ne plus « sacrifier des vies sur l’autel des intérêts géopolitiques ».

Elles ont en outre sollicité l’appui des chancelleries et des institutions internationales pour l’organisation d’élections crédibles, tout en appelant les leaders religieux et coutumiers à jouer leur rôle de médiateurs de paix et de gardiens de l’unité nationale.

Cette prise de position intervient alors que la Commission électorale indépendante (CEI) a déjà enregistré 60 dossiers de candidature, dont celui du président sortant, Alassane Ouattara. Les présidents des deux principaux partis d’opposition, Laurent Gbagbo (PPA-CI) et Tidjane Thiam (PDCI-RDA), ne figurent donc pas parmi les prétendants à la magistrature suprême

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