Selon Vassogbo Bamba, grâce à diverses réformes importantes mises en œuvre sur une période de 13 ans, les recettes fiscales ont augmenté de 994 milliards de francs CFA en 2011 à 4 250 milliards de francs CFA en 2024, ce qui représente une hausse d’environ 500 %.
En ce sens, il a salué la perspective des autorités gouvernementales sur les performances exceptionnelles de notre économie et le patriotisme des entreprises dont les apports, en s’acquittant de leurs obligations fiscales, favorisent la croissance économique de notre pays.
Cependant, le représentant du ministre des Finances et du Budget a noté que le niveau de pression fiscale se trouve actuellement
Il a donc soutenu ce type d’initiative à travers des actions de communication et de sensibilisation à grande échelle en faveur du paiement volontaire de l’impôt.
Au nom du ministre Adama Coulibaly, Vassogbo Bamba, directeur de cabinet adjoint du ministère de l’Économie et des Finances de Côte d’Ivoire, a mis l’accent sur le fait que « l’impôt est la source principale qui donne à l’État les moyens de répondre à ses obligations régaliennes ». Dans ce cadre, il a précisé que grâce à ces moyens, le gouvernement a été en mesure de financer plusieurs infrastructures dans des secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation, l’hydraulique, la sécurité et les infrastructures routières.
L’objectif de la Direction Générale des Impôts (DGI) était de rassembler divers segments de la population dans un même lieu afin d’aborder le sujet du civisme fiscal. L’événement a eu lieu hier, le jeudi 17 juillet 2025, à l’occasion de la journée nationale pour promouvoir le civisme fiscal au Palais de la culture situé à Abidjan-Treichville.
Pour ce premier projet d’envergure, la DGI n’a pas économisé sur les ressources en mobilisant l’ensemble de ses services sur le site de l’événement. Des kiosques ont été installés pour éveiller la conscience patriotique chez les citoyens et les inciter à exprimer leur patriotisme.
Ouattara Sié Abou, le directeur général des Impôts (DGI), a indiqué que le civisme fiscal est un fondement crucial de la souveraineté économique pour toute nation contemporaine.
« Le paiement de ses taxes contribue à la construction d’écoles, de centres médicaux, de routes et à la protection des biens et des individus. » De façon plus générale, la solidarité sociale vise à contribuer au développement économique et humain de l’Ivoirien. Il est cependant évident que la culture fiscale reste encore faible et donc indéfectible dans notre pays. L’impôt est parfois perçu de manière négative, c’est-à-dire que l’on n’a pas une image favorable de nous-mêmes, mais cette situation est susceptible d’évoluer. « Vous allez nous apprécier, vous allez nous vénérer », a-t-il déploré.
C’est pourquoi il a exhorté les citoyens à prendre leur part de responsabilité, car l’amélioration du civisme fiscal est un enjeu collectif.
Quant à Mme YAO Madeleine, coordinatrice du projet pour l’amélioration de la bonne gouvernance en matière de services de base aux citoyens (PAGDS), elle a souligné l’engagement de la communauté lors de cette journée, témoignant que la question fiscale concerne tout le monde. « C’est un engagement de groupe, c’est une responsabilité commune », a-t-elle ajouté. Sans oublier de réitérer l’engagement du PAGDS à continuer son soutien à la Direction générale des impôts, grâce au financement de la Banque mondiale et de l’État de la Côte d’Ivoire.
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