Changements Climatiques : Marc Buchmann réaffirme la détermination de l’UE à soutenir la Côte d’Ivoire

La Commission Nationale de Lutte contre les Changements Climatiques a été installé le 30 mai 2025 à Abidjan. A cet effet, le chef de Coopération, Marc Buchmann est revenu sur l’importance d’une telle initiative pour la Côte d’Ivoire.
Cette action contribue à la réalisation des objectifs de la Team Europe Initiative « Transition bas carbone » en Côte d’Ivoire à laquelle participent l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, la France, et la Banque européenne d’Investissement, pour un montant total d’environ 1,57 milliard d’euros. Précisément 216 000 000 EUR de l’Union européenne, 117 500 000 EUR de la BEI, 766 500 000 EUR de la France, 455 100 000 EUR de l’Allemagne, 100 000 EUR de la Belgique et 16 600 000 EUR de l’Espagne.
Selon M. Buchmann, la mise en place de la Commission nationale de lutte contre les changements climatiques est « un signal fort » qui traduit l’engagement renouvelé du gouvernement ivoirien pour faire face aux défis climatiques avec détermination et cohérence.
« Elle incarne une volonté politique claire de coordination, de pilotage stratégique et de mobilisation de tous les acteurs en faveur de l’action climatique. Nous attendons de cette Commission des initiatives efficaces et efficientes qui optimisent l’impact de l’action climatique », a-t-il expliqué.

La Commission Nationale de Lutte contre les Changements Climatiques a été installé le 30 mai 2025 à Abidjan

Il a indiqué que l’Union européenne et ses États membres attendaient de la Commission « des initiatives efficaces et efficientes qui optimisent l’impact de l’action climatique ».
De ce partenariat dont ils affichent une fierté, les partenaires ont réaffirmé leur détermination de soutenir la Côte d’Ivoire dans sa transition vers un développement durable, résilient et sobre en carbone.
« Notre partenariat dans le domaine de l’environnement, de l’agriculture durable et de la gouvernance climatique s’inscrit pleinement dans notre engagement global pour l’Accord de Paris et pour les Objectifs de Développement Durable », a confié Buchmann.
Le chef de Coopération reconnait qu’en matière de recherche, d’innovation et de coopération internationale, les défis sont immenses, mais les solutions existent. Il s’est convaincu qu’il suffit de les adapter, les mutualiser et les financer.
Marc Buchmann qui s’exprimait à l’édition 2025 du Salon Agricole et des Ressources Animales (SARA) à la journée dédiée à l’environnement a rassuré les autorités ivoiriennes de la disponibilité des partenaires.

« L’Union européenne et ses États membres continueront d’apporter des soutiens technique et financier, notamment à travers les instruments de coopération tels que le Global Gateway et l’initiative Team Europe. Grâce à une « approche Team Europe », le Global Gateway réunira l’UE, ses États membres et leurs institutions financières et de développement pour mobiliser le secteur privé et accroître les investissements ayant un impact transformateur. La stratégie Global Gateway, mis en œuvre selon une approche Team Europe, vise à renforcer les investissements pour avoir des impacts transformateurs dans les secteurs du numérique, du climat, de l’énergie, de la santé et des transports. Elle vise également à renforcer les systèmes d’éducation et de recherche dans le monde entier. », a-t-il dit.
S’agissant spécifiquement du projet Transition Bas carbone mis en œuvre par Expertise France, il est une opportunité pour l’Union européenne de réaffirmer son engagement à accompagner les autorités ivoiriennes dans le renforcement des capacités institutionnelles, le suivi et la mise en œuvre des Contributions Déterminées au niveau National (CDN), et la mobilisation de financements climat.
Jacques Assahoré Konan, ministre de l’Environnement, du développement durable et de la transition écologique s’inspirant du rapport national 2024 sur l’action climatique a deploré la situation des producteurs face des températures en hausse, des précipitations de plus en plus erratiques, des rendements en baisse et des revenus agricoles fragilisés. « En 2023, le secteur agricole représentait 14,3 % du PIB, 40 % des recettes d’exportation et faisait vivre les deux tiers de la population. Pourtant, selon les projections du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat) à l’horizon 2050, le cacao pourrait chuter de 20 %, le café de 34 %, l’hévéa de 30 %, et l’anacarde de 42 %, si rien n’est fait. Ces chiffres sont alarmants. Ils nous commandent d’agir avec lucidité et détermination », a-t-il affirmé.
Pour le ministre Jacques Assahoré Konan, la transition agricole demeure aujourd’hui une nécessité absolue et doit s’articuler autour de trois axes principaux notamment la diversification des cultures pour limiter la dépendance aux importations et renforcer notre autonomie alimentaire, la promotion des pratiques agroécologiques, moins émettrices de gaz à effet de serre et plus respectueuses des sols, le renforcement des capacités des petits producteurs, en particulier les femmes et les jeunes, véritables piliers de la résilience communautaire et la mobilisation de financements climatiques innovants, via des mécanismes tels que le Bureau du Marché Carbone, mis en place récemment pour transformer le potentiel environnemental en ressources concrètes au service des territoires.
Saluant l’appui des partenaires dans la trajectoire de transformation écologique amorcée par la Côte d’Ivoire.

Ehouman Pierre

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