Elitenewsci-La norme ARS1000 est aujourd’hui incontournable pour la durabilité et la traçabilité du cacao en Côte d’Ivoire. Elle encadre la gestion des coopératives et des entités reconnues, tout en renforçant leur crédibilité auprès des partenaires.
Les fondements de la certification ARS1000
Pour bien comprendre le processus, il est important de retenir trois éléments:
Niveaux de certification : Bronze – Argent – Or
Cycle de certification : audit initial, suivi d’audits de surveillance, puis audit de renouvellement.
Durée du certificat : 5 ans, sous réserve de respecter les exigences lors des audits de surveillance.
Les 4 niveaux de non-conformité
La norme ARS1000 distingue plusieurs degrés de gravité lorsqu’une entité ne respecte pas certaines exigences :
Non-conformité majeure : elle entraîne des conséquences importantes et peut affaiblir sérieusement le système de gestion des Entités Reconnues (appréciation de l’auditeur).
Non-conformité systématique : lorsqu’une exigence n’est pas respectée par au moins un quart de l’échantillon de producteurs.
Non-conformité critique : concerne des aspects sensibles tels que la traçabilité, la gestion de la prime, la présence en zone protégée, l’utilisation d’un certificat périmé, le mélange de cacao certifié et non certifié, ainsi que des cas de fraude ou corruption (même constatée chez un seul producteur).
Non-conformité liée au plan de développement : lorsque les objectifs du Plan de développement cacaoyer ne sont pas atteints dans l’année de certification.
Comment réussir son audit ARS1000 ?
La réussite repose sur une bonne préparation en amont et une implication active de tous les acteurs. Voici les points essentiels :
Se structurer et fonctionner selon les principes coopératifs de l’OHADA : transparence, gouvernance démocratique, participation des membres.
Disposer d’un personnel compétent et engagé : l’équipe doit maîtriser les exigences de la norme et être impliquée dans sa mise en œuvre.
Comprendre les enjeux de la norme ARS1000 : au-delà d’un simple audit, il s’agit d’un outil de crédibilisation et de valorisation de la filière.
Réaliser une analyse stratégique : identifier les forces, faiblesses, risques et opportunités afin de mieux anticiper les défis.
Exécuter dans les délais les actions issues du diagnostic : chaque écart identifié doit donner lieu à un plan d’action rapide et efficace.
Conserver et archiver les preuves : sans documents, même les bonnes pratiques ne peuvent être prouvées lors d’un audit.
Réaliser des audits internes complets du système de management du cacao durable (SMCD) : cela permet d’anticiper les constats des auditeurs externes et de renforcer la conformité en continu.
Djakaridja OUATTARA
Views: 13