Côte d’Ivoire : Commercialisation illicite des produits agricoles-des parlementaires sur le terrain

Abidjan, le mercredi 16 juillet 2025-Face à la fuite des produits agricoles vers les pays frontaliers, le président de l’Assemblée nationale, Adama Bictogo, a envoyé des parlementaires en mission à l’effet de s’imprégner des réalités du terrain. À cet effet, la délégation de l’Ouest conduite par l’honorable Gozé Séplé Bernard a eu une séance, le lundi 14 juillet dernier à la préfecture, avec les responsables des différentes filières agricoles, les directions techniques ainsi qu’avec le préfet de la région du Haut-Sassandra Kouamé Koffi. D’entrée de jeu, le chef de la mission a fait savoir que l’Assemblée nationale, à travers son président, est de plus en plus préoccupée par les proportions inquiétantes que prend le phénomène de la commercialisation et de l’exportation illicite des produits agricoles. » L’économie de la Côte d’Ivoire repose sur l’agriculture et son rôle prépondérant. Mais en même temps, il a été constaté que, depuis un certain temps, ce secteur d’activité connaît la fraude. Et cette fraude consiste en la commercialisation et l’exportation illicite des produits agricoles soumis à agrément, notamment le café-cacao, le coton et l’anacarde. Le gouvernement, dans l’effet d’y mettre fin, a pris des mesures de répression à travers des ordonnances. Malheureusement, malgré ces mesures, le phénomène persiste pis il se développe et prend de l’ampleur. L’a-t-il laissé entendre ? Poursuivant, l’honorable Gozé Séplé Bernard a indiqué que cette mission vise à mieux comprendre ce phénomène, c’est-à-dire les raisons profondes, et à recueillir des propositions concrètes des animateurs de ce secteur agricole. Ayant rappelé l’intérêt d’une telle mission, le préfet de région Kouamé Koffi a pour sa part relevé la gravité de cette situation déplorable. Pour l’autorité préfectorale, il s’agit de protéger les ressources de l’État tout en améliorant les conditions de travail et de vie des producteurs. Aussi a-t-il invité les uns et les autres à une implication personnelle et responsable afin d’y apporter des solutions idoines. Les raisons principales restent les prix d’achat de ces produits agricoles. Selon les participants, ils ne sont pas compétitifs au regard de ceux pratiqués dans certains pays concurrents. C’est pourquoi il a été souhaité de vive voix de les revoir à la hausse.

Moïse T.

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