Sécurité routière : L’Etat durcit le ton contre l’incivisme et les fraudes à l’immatriculation 186 véhicules dont des cortèges interpellés

Dans un communiqué officiel publié ce mardi 3 février 2026, la Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) a annoncé le passage à une phase de répression sévère. 

 

Entre traque aux plaques d’immatriculation masquées et démantèlement des cortèges circulant à contresens, les autorités déploient l’artillerie lourde pour restaurer l’ordre urbain. Ces agissements consacrent la fin de la récréation sur les routes ivoiriennes. 

​Le message envoyé est clair. Après la sensibilisation vient la sanction. 

L’opération intervient dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Sécurité Routière pour la Direction générale de la DGTTC, elle siffle la fin de l’impunité pour les usagers qui tentent de contourner le Système de Transports Intelligent (STI). Cette offensive, qui s’étend sur tout le territoire national, cible particulièrement une pratique devenue virale dont la dissimulation volontaire des plaques d’immatriculation.

 

Vers la fin des plaques « fantômes »

 

​Le constat est alarmant. Pour échapper aux radars de la vidéo-verbalisation, de nombreux automobilistes rivalisent d’ingéniosité pour masquer, modifier ou salir délibérément leurs plaques. Désormais, la réponse de l’État sera sans équivoque. Tout véhicule pris en infraction de dissimulation sera immédiatement conduit en fourrière.

​Mais la sanction ne s’arrête pas là. Pour récupérer son bien, le contrevenant devra remplir deux conditions non négociables : retirer, sous supervision, le dispositif de fraude et, surtout, s’acquitter de l’intégralité des amendes accumulées et non payées issues de la vidéo-verbalisation. Cette mesure vise à frapper au portefeuille ceux qui pensaient pouvoir braver le code de la route en toute discrétion.

​Fait notable de cette nouvelle directive est que nul n’est au-dessus de la loi, pas même l’administration. Sous l’impulsion du principe d’exemplarité, la Direction générale a précisé que les véhicules administratifs en infraction ne bénéficieront d’aucune complaisance. Saisis et conduits à la fourrière spécifique du Bureau de Gestion des Véhicules Administratifs (BGVA), ces véhicules devront suivre la même rigueur procédurale que les particuliers. Une manière de restaurer la confiance des citoyens envers les institutions.

​Concernant les véhicules acquis hors taxes (HT) et non encore dédouanés, la DGTTC rappelle qu’une opération de régularisation est en cours. Les propriétaires sont vivement invités à obtenir une immatriculation provisoire pour circuler légalement en attendant leurs plaques définitives.

 

​Une opération Coup de poing à la Riviera Golf 

 

​Pour illustrer cette détermination sur le terrain, la Direction de la Police Spéciale de la Sécurité Routière (DPSSR) a mené une opération spectaculaire le lundi 2 février 2026 à Cocody. Sur l’axe reliant l’Hôtel du Golf au carrefour Sol Béni, les forces de l’ordre ont fait face à l’un des fléaux les plus irritants d’Abidjan, la circulation à contresens.

​Le bilan est sans appel. en une seule journée, 186 véhicules ont été interceptés. Parmi eux, plusieurs cortèges officiels ou privés qui pensaient pouvoir s’affranchir des règles de priorité. Le dispositif, appuyé par l’Autorité de la Mobilité Urbaine dans le Grand Abidjan (AMUGA), a utilisé deux caméras mobiles de haute précision pour documenter chaque infraction.

​« La circulation en sens inverse n’est pas seulement un acte d’incivisme, c’est une source majeure de congestion qui paralyse la ville et met des vies en danger », rappelle un officier de la DPSSR.

 

La technologie en appui pour restaurer l’ordre

 

​L’installation de caméras mobiles et le renforcement des patrouilles de motocyclistes marquent une nouvelle ère dans la gestion du trafic. Au carrefour Sol Béni, un dispositif de régulation spécifique a été pérennisé pour fluidifier les flux et dissuader les comportements déviants. L’objectif est de rendre le Système de Transports Intelligent pleinement opérationnel. En effet, la dissimulation des plaques rend les caméras de surveillance inopérantes, sabotant ainsi des années d’investissements publics.

​En conclusion, la DGTTC appelle au civisme et au respect strict du code de la route. Pour les autorités, la sécurité routière est un pilier de la modernité ivoirienne, et la route doit cesser d’être une zone de non-droit.

 

 

 

 

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