Elitenews.com/Face aux dérives constatées dans certaines zones de production, le Ministre d’État, Ministre de l’Agriculture, a tenu à clarifier la position du gouvernement concernant les ventes de cacao hors circuit officiel. Dans un message de fermeté, il a appelé les producteurs à la vigilance et à la discipline pour préserver leurs revenus.
La responsabilité des producteurs engagée
Interrogé sur les cas de transactions réalisées en dessous du prix fixé par l’État, le ministre a été on ne peut plus clair : la responsabilité des planteurs est, dans ces cas précis, engagée. Si certains producteurs, poussés par un besoin immédiat de liquidités, acceptent de céder leur récolte à vil prix, ils se placent de fait hors de la protection gouvernementale.
« Nous ne pouvons pas apporter de garantie à celui qui choisit délibérément de brader son cacao », a martelé le conférencier. Pour le gouvernement, ces arrangements de gré à gré ne sauraient engager l’administration, dès lors qu’ils contournent les mécanismes de régulation mis en place.
Un appel à la résistance et à la dénonciation
Pour contrer les acheteurs véreux qui profitent de la vulnérabilité de certains paysans, le Ministre d’État a rappelé les consignes de prudence en vigueur . La rétention stratégique, phase dans laquelle le gouvernement encourage les producteurs à refuser toute offre inférieure au prix officiel de 2 800 FCFA/kg. et lancer l’alerte systématique en cas de proposition illégale. les paysans sont donc invités à saisir immédiatement les autorités administratives ou les comités locaux de surveillance.
Une répression ciblée contre les acheteurs indélicats
Le ministre a rassuré sur la réactivité de l’appareil sécuritaire : dès que l’administration est informée de pratiques frauduleuses, les acheteurs incriminés sont systématiquement interpellés et sanctionnés.
L’objectif est double : assainir le marché et s’assurer que chaque grain de cacao produit en Côte d’Ivoire soit payé à sa juste valeur. Le message est passé : pour bénéficier de la garantie de l’État, le producteur doit se faire le premier défenseur du prix homologué.
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