Elitenews.ci/Le football, censé être un facteur de rassemblement, a été le théâtre d’incidents malheureux ce mardi 6 janvier 2026. Selon l’Agence ivoirienne de presse (AIP) des affrontements ont éclaté à Kouamékro près de Guiglo, à la suite du 8e de finale opposant les Éléphants de Côte d’Ivoire aux Étalons du Burkina Faso. Grâce à une intervention rapide des autorités, la paix a été rétablie.
Une passion sportive qui dérape
Tout a commencé dans l’effervescence de la rencontre Côte d’Ivoire-Burkina Faso. Ce qui ne devait être qu’une fête sportive a dégénéré en heurts entre des membres des communautés allochtones et allogènes du campement de Kouamékro (20 km de Goya 1).
Le bilan fait état de six blessés. Ces derniers ont été évacués et pris en charge à l’Établissement Public Hospitalier Régional (EPHR) de Guiglo. Face à l’escalade, une mission de haut niveau du corps préfectoral s’est rendue sur place ce jeudi pour désamorcer la crise.
La médiation au cœur du campement
Conduite par le Secrétaire général 1 de la préfecture de Guiglo, N’Guessan Patrick Yapi, la délégation comprenait la sous-préfète Nathalie Marthe Ossiri, ainsi que des unités de la gendarmerie et de la police. Le chef du village de Goya 1 et le président des jeunes ont également pris part à cette mission de réconciliation.
Devant les populations rassemblées, M. N’Guessan a rappelé les valeurs fondamentales de la nation :
« La Côte d’Ivoire est un pays de paix. Nos gouvernants ont tout mis en œuvre pour que la cohésion nationale soit une réalité. Il est déplorable que des jeunes, parfois sous l’emprise de substances, troublent cette quiétude pour un simple match de football. »
Appel à la responsabilité et à la justice
L’administrateur civil a exhorté les passionnés de sport à « savoir raison garder », rappelant que le football ne doit jamais justifier la violence. Il a fermement condamné la justice privée, invitant les populations à saisir les autorités compétentes — police, gendarmerie ou administration — en cas de litige que les chefs coutumiers ne pourraient résoudre.
Un dénouement placé sous le signe du pardon
La rencontre s’est achevée par un geste fort : la communauté burkinabè a présenté des excuses publiques, scellant ainsi le retour à la fraternité.
Au nom du Préfet de région, Dongo Kobenan, M. Patrick N’Guessan Yapi a salué la réactivité du chef du village de Goya 1 et des leaders communautaires. Leur implication a permis de circonscrire rapidement l’incident, évitant que le campement de Kouamékro ne sombre dans une crise plus profonde. Aujourd’hui, les deux communautés ont choisi de « fumer le calumet de la paix ».
Views: 5