Les SOP visent à normaliser la collaboration interinstitutionnelle, à promouvoir le respect des droits humains et à renforcer les capacités nationales face aux menaces croissantes que représentent la criminalité transnationale et les crises frontalières, a indiqué le DCAF. Il s’agit de renforcer la coordination, de clarifier les rôles institutionnels et d’améliorer la préparation aux situations de routine comme aux urgences aux postes frontières de la Gambie, a-t-on souligné. Pour le DCAF, la validation des SOP marque une « transition des réponses ponctuelles vers une gouvernance frontalière structurée, responsable et respectueuse des droits humains ».
La Gambie est un pays enclavé dans le Sénégal, à l’exception de sa façade maritime de 60 kilomètres sur l’océan Atlantique. Les deux pays ouest-africains partagent des frontières terrestres poreuses de 749 kilomètres, où prolifère la criminalité transnationale organisée.
En Afrique de l’Ouest, cette criminalité englobe, entre autres, la contrebande de tous genres, la traite d’êtres humains, le trafic de migrants et celui des armes et de véhicules volés, ainsi que la cybercriminalité, la piraterie et le terrorisme.
La sous-région est une plaque tournante de trafic de stupéfiants de tout genre, surtout vers l’Europe, selon l’initiative « Renforcer la réponse de l’Afrique à la criminalité transnationale organisée » (ENACT Africa), un projet financé par l’UE.
« La cocaïne en provenance d’Amérique latine et à destination de l’Europe transite par l’Afrique de l’Ouest et du Nord », a-t-on lu dans l’édition 2024 du Rapport mondial sur les drogues, publié par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC)
(German News Service)
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